Duquel est-elle l’épouse ?
Samedi, 33° semaine du Temps Ordinaire (année impaire)
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 20, 27-40)
Pour les Sadducéens qui n’y croyaient pas, il s’agissait de mettre Jésus en difficulté sur la Résurrection. D’où ce cas d’école matrimonial en forme de piège : sept maris sur la terre, combien au ciel ? Pour Jésus, que répondre d’autre ? Au ciel, bien sûr, il n’y aura plus ni maris ni femmes. « Les enfants de ce monde se marient ; mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part à la résurrection ne se marient pas » Il fallait bien aider ces sceptiques à faire le saut et entrer un peu mieux dans le mystère de la vie éternelle, laquelle ne saurait être la prolongation éternisée des choses de la terre.
Ils ne se marient pas au ciel, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne l’ont pas été sur la terre sans que jamais le ciel ne s’en souvienne ! La vie éternelle ne fera pas de nous des fantômes impersonnels. Nous nous connaîtrons les uns les autres, maris et femmes compris. Les liens d’amour de la terre, sans rien réduire de l’amplitude infinie de la charité dans laquelle les âmes seront les unes par rapport aux autres, garderont mystérieusement quelque chose de leur empreinte terrestre.
Saint François de Sales le dit magnifiquement : « Les amitiés qui auront été bonnes dès cette vie se continueront éternellement en l’autre ». C’est sans doute parce que les Sadducéens manquaient encore d’espérance et de finesse spirituelle que Jésus n’a pas pu en dire davantage. Au ciel, certes, il n’y aura plus ni maris ni femmes. Mais rien de la beauté de leur amour n’y sera perdu, et pour l’éternité !
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