Il a habité parmi nous
Mercredi, 7° jour dans l'Octave de Noël (Année A)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 1, 1-18)
Incipit en quadriphonie ! Tant de façons possibles d’introduire un évangile, toutes plus belles les unes que les autres. Ici une magnifique généalogie, comme chez Matthieu, pour repasser de générations en génération la secrète maturation du temps et, de patriarche en patriarche, scander l’avancée du dessein de Dieu dans l’aventure humaine. Là, chez Marc, un détour inaugural par le désert brûlant où, dans l’urgence, aux rives du Jourdain, un jeune homme trempe tout Israël dans les eaux lustrales d’une conversion préparatrice. Ou encore, chez Luc, à hauteur de vie humaine, en partant de Zacharie et de son Elisabeth, l’infiltration décisive et séminale de la grâce de Dieu dans le monde par son irruption dans la vie d’un couple tranquille qui ne s’y attendait guère. Chaque évangéliste joue ainsi la partition liminaire d’un petit morceau de récit qui va changer la face du monde et tout enclencher, révélant à l’Histoire humaine son secret. Chez Jean, en revanche, au porche de son évangile, pas de narration mais un somptueux poème. Comme une louange incandescente qui cache tout un traité de théologie. Un cri de joie en vérité ! L’expression d’un émerveillement devant le déploiement de tout ce que Dieu a dans le cœur, et depuis si longtemps. Depuis la nuit des temps, l’infinie miséricorde de Dieu attendait son heure pour éclater aux yeux de tous. Oui, l’amour de Dieu couvait. Une révélation inouïe, bouleversante : le Verbe s’est fait chair ! Quand on y pense… Qui donc est ce Dieu qui a voulu habiter parmi nous ?
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