Davantage
Mardi, 11ème Semaine du Temps Ordinaire
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 43-48)
Pieuse exhortation d’un doux rêveur que de nous appeler à la perfection de Dieu ? Vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. Ce sommet-là, parce que nous ne l’atteindrions jamais, est-il donc inutile d’en entreprendre l’ascension ? C’est que la perfection de Dieu n’est pas la somme de toutes les qualités imaginables. Ce serait là encore une perfection toute humaine. La perfection de Dieu, c’est son amour infini, infatigable, sa miséricorde, sa tendresse pour chacun de nous. Le Père de Jésus est parfait, parce qu’il nous aime d’autant plus que nous l’aimons moins. La perfection de Dieu dans laquelle nous sommes invités à entrer, à laquelle (c’est bouleversant !) Jésus lui-même nous appelle, parce qu’il la sait pour nous, c’est l’infini de l’amour. Un homme peut tout perdre, on peut tout lui arracher, (et la vie d’une manière ou d’une autre s’en chargera), il peut cependant jusqu’à son dernier souffle aimer, et aimer à la folie, sans mesure. Au fond, ce que Dieu nous demande en particulier (vous avez appris qu’il a été dit, eh bien moi, je vous dis…), c’est moins, en athlète de la morale, d’ajouter tel comportement plus héroïque à nos