Ce que j’ai dit, je l’ai dit
Samedi, 5° semaine de Carême (années paires) Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 11, 45-57) Savons-nous bien ce que nous disons quand nous le disons ? Dans le récit de la Passion, deux hommes font l’expérience d’une parole prophétique qui les dépasse. Pilate d’abord. Sur la Croix, il fait accrocher un écriteau où figure en hébreu, en latin et en grec, le fameux INRI (Jésus de Nazareth, Roi des Juifs). Quand on vient lui dire qu’il aurait dû écrire plus explicitement « Cet homme a prétendu qu’il était le Roi des juifs », il répond : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit » (Jn, 19/ 19-22). Tautologie agacée, en forme de renvoi ? Début d’une conversion ? (Ce que j’ai écrit, sans savoir ce que j’écrivais vraiment, oui, je l’ai écrit : j’assume le fait de dire que cet homme suspendu au bois de la Croix est bien le Roi des juifs). Le mystère reste entier, et appartient à Pilate… Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. Mais ce que j’ai dit, je l’ai dit. Caïphe fait...