Ne rabâchez pas
Mardi, 1ère semaine de Carême Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 7-15) Moins une injonction qu’un grand désir qu’il a dans le cœur : que notre prière ne soit jamais rabâchage, qu’elle soit vraie. Pas si simple. Bien sûr que le Notre Père peut finir par se fossiliser : on peut aussi le rabâcher ! Ou proportionner son efficacité à la quantité proférée. On ne dit pas Notre Père , on dit des Notre Père. Car comptabiliser, c’est rabâcher : c’est cela, être païen ! Être chrétien, c’est ne jamais compter. Et pas davantage les Notre Père ! Compte-t-on ses paroles d’amour ? Pour désensabler la source, il est toujours bon de relire dans l’évangile ces lignes où l’on voit Jésus lui-même nous le donner. Car il va jusque-là ! Et cette prière qui va devenir la prière chrétienne, il la met au nous .