Envoie Lazare me rafraîchir la langue
Jeudi, 2° semaine de Carême (année impaire) Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 16, 19-31) Une parabole pour anticiper sur la morale des Plaideurs : « Tel qui rit vendredi dimanche pleurera » ? Jésus nous exhorte surtout à prendre au sérieux notre passage sur terre, tant l’éternité vient secrètement frôler chacune de nos journées. Un jour, il sera trop tard. Trop tard ? Un abîme infranchissable sépare les deux hommes. Mais plus puissant que le seul verdict de la morale, l’amour du Christ Rédempteur. Parions sur ce soi-disant mauvais riche (le mot n’est pas dans l’Évangile). Sera-t-il éternellement condamné du seul fait de son aveuglement terrestre ? Son repentir sincère, le souci touchant qu’il a du salut de ses frères inaugurent en lui comme une conversion. Est-il perdu, à jamais ? Il a dû lui suffire d’un mot. A des paroissiens rigoristes qui manquaient d’espérance sur les suicidés, le Curé d’Ars disait