Ils font une ouverture
Vendredi, 2° semaine du Temps Ordinaire (années paires)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 2, 1-12)
Sans doute la scène la plus insolite de l’évangile. On voit la situation. Ce jour-là, pas moyen d’approcher de Jésus. Tous les premiers rangs sont pris ! Avec un brancard, vraiment aucune chance, c’était perdu d’avance. De quoi caler devant l’obstacle.
On les connaît, ces quatre gars qui brancardent. Pas des grands mystiques ! Sans doute moyennement intéressés par ce que dit ce jeune prophète. Mais le copain est à terre… Des gars simples, concrets, capables de vous sortir une roue de l’ornière, de vous dépanner ou de réparer un outil sur le champ et sans avoir l’air. De ces hommes qui ont le cœur relié directement à la main. Jamais de discours, mais une dextérité manuelle et une inventivité pratique aimantées par l’amour. Des taiseux sans doute, qui comprennent vite là où ça coince. On les imagine échangeant du regard un premier diagnostic, on voit le clin d’œil complice qui s’ensuivit dès que la solution germa en eux : passer par le toit en découvrant les bonnes tuiles ! On imagine leur mine ravie,
Il est des êtres qui ne savent aimer qu’avec leurs mains, des cœurs simples qui donnent leur vie en réglant des problèmes matériels, apparemment. Ils ont foi en la technique, devinant que l’amour aussi a ses techniques. Ils ne doutent de rien, rien ne les arrête. Ils savent que, pour un copain, on peut soulever des montagnes, ou des tuiles ! Voyant leur foi, Jésus a d’abord dû sourire de tendresse pour eux. Ensuite, il a guéri le paralytique.
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