Il lui remit sa dette

Mardi, 3° semaine de Carême (année paire)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 18, 21-35)

Au programme du jour, petite leçon de comptabilité à l’usage du Royaume. C’est que la gestion de la dette n’y est pas exactement la même qu’ici-bas, et Jésus, le temps d’un échange, se fait professeur d’économie (divine). Le serviteur de la parabole nous ressemble, il est assez touchant. On voit bien la scène d’ailleurs. C’est qu’il a eu chaud ! Pour rembourser (mais qui pourra jamais rembourser ce qu’il doit à la vie ?), tout a failli y passer : femmes, enfants et biens. On comprend l’affolement, à l’irruption de l’échéance. Le maître pourtant lui fait miséricorde et lui remet sa dette. Ouf ! Croyant qu’il n’a fait qu’arracher un sursis supplémentaire, le bougre paniqué déclenche alors le compte à rebours. Il ne sait pas ce que signifie en vérité remettre sa dette. Il n’a pas bien compris l’essentiel. Il se met alors en quatre pour tenir le délai octroyé. Pas étonnant qu’il tombe à bras raccourcis sur son compagnon débiteur, à qui il ne fait, lui, pas grâce, espérant récupérer illico cent pièces d’argent et commencer à reconstituer un magot pour son maître. Il croyait bien faire. Mais sa comptabilité reste terriblement humaine.

Quand Dieu remet notre dette, il ne nous donne pas un délai supplémentaire. Il sait bien que nous ne serons jamais à la mesure du remboursement. Ne tombons sur le dos de personne ! Alors ? Pour solde de tout compte ? Juste accueillir et comprendre ce qu’il fait, lui, et en vivre. Comment bien régler sa dette ? Comme lui, essayer de donner sa vie. Davantage. Chaque jour, davantage.

Commentaires

  1. je ne suis pas du tout convaincu par l'excuse proposée face à l'attitude ingrate du 1er débiteur -

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