Parution livret Semaine Sainte
Nos lecteurs qui suivent ce blog depuis plusieurs années se souviennent peut-être que nous avons partagé ici un livret proposant un accompagnement pour la Semaine Sainte.
Nous sommes heureux de vous partager que ce texte illustré est aujourd'hui publié aux Éditions Peuple Libre.
Dans cet ouvrage, tout au long se la Semaine Sainte, Patrick Laudet se met dans la peau de Judas, Pierre, Simon de Cyrène, Marie-Madeleine, Ève…
"J’ai essayé de me placer à hauteur d’homme pour revivre ces scènes comme si j’y étais, de m’identifier à eux, un peu à la manière dont la tradition jésuite invite à ce travail fécond de l’imagination. Tous ces personnages vivent avec une grande intensité leur rencontre avec le Christ, sans d’ailleurs comprendre grand-chose à ce qui se passe réellement. J’ai voulu conserver cette incertitude. Ils ne savent pas ce que nous, nous savons rétrospectivement. Je pense à ce beau compagnon du portement, Simon de Cyrène qui se trouvait là un peu par hasard (mais y a t-il des hasards ?) et s’est vu réquisitionné par un soldat romain pour donner un coup de main à ce condamné qui ployait sous sa croix… Que pouvait-il comprendre à la scène qu’il vivait ?
En écrivant les textes, je me suis rendu compte qu’arrivait toujours le moment où chacun allait immanquablement croiser intensément le regard du Christ. Ça m'a donné comme un fil rouge entre les textes. Ce regard que jésus pose sur chacun d’eux est très personnel, très singulier aussi. Il va laisser son empreinte. C’est cette unique et singulière croisée de regard — un regard d’une densité incroyable : un échange d’amour, les yeux dans les yeux : — dont j’ai voulu aussi rendre compte.
En me souvenant des fresques de Giotto de la chapelle Scrovegni à Padoue, et des très belles croisées de regard qu’on y voit, j’ai écrit chacun de ces textes comme une petite vignette dans le grand kaléidoscope de la Passion.
En m’inspirant de Stendhal, j’ai introduit discrètement des « petits faits vrais» qui viennent renforcer la véracité et l’incarnation de leur récit. Par exemple, j’imagine que le convive qui participe au repas de Simon a beaucoup entendu parler de Jésus le guérisseur. Il arrive au repas avec l’intention de lui demander de guérir son mal de hanche, mais il est tellement submergé par tout ce qui se passe qu’il oublie sa demande de guérison."
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