Dieu a tellement aimé le monde

Mercredi, 2ème semaine du Temps Pascal

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3, 16-21)

Comprendrons-nous jamais qui est ce Dieu-là, qui a tellement aimé le monde et n’a d’autre impatience que nous le révéler, inlassablement. Cette déclaration d’amour n’est-elle pas le meilleur résumé de la Bible ? Oui, Dieu a tellement aimé le monde ! L’aveu amoureux suggère presque un excès, celui que peut-être ne pardonna jamais l’ange jaloux et rebelle. Dieu a tellement aimé le monde

Il l’a aimé. Est-ce à dire qu’il ne l’aime plus, ou moins ? L’amour de Dieu est irrévocable, le passé composé a ici valeur d’éternité. L’avoir fait une fois, c’est le faire toujours. Et le faire toujours, c’est l’avoir révélé une fois dans l’histoire des hommes, de façon éminente, en donnant son fils unique. Le déploiement d’amour manifesté à la Rédemption continue et prolonge celui engagé déjà dans la création. Dieu est un et son amour aussi. C’est ce qui lui donne tout son sérieux, tout son débordement…

Avouons que nous restons un peu sourds à l’incroyable, que nous révisons volontiers à la baisse notre image de Dieu. Parfois, nous le préférerions simplement « tout puissant » comme clé commode de la création du monde. Nous l’aimerions à l’occasion simple juge (tout en le lui reprochant), parce qu’il est bien arrangeant pour nous de garantir au sommet le bien et le mal. Nous l’aimerions peut-être même vengeur, pour lui confier la réparation des offenses subies.

Mais c’est comme son secret qu’il nous donne là : Dieu a tellement aimé le monde... Une vie d’homme suffit-elle pour « venir à la lumière » d’une telle déclaration ?

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