Jésus s’approcha d’eux et leur adressa des paroles
Jeudi, 6° semaine du Temps Pascal (année paire)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 28, 16-20)
Quelle grâce que cet évangile pour la fête de l’Ascension, qui résonne comme un adieu. Et c’est là, dans ces quelques lignes, la toute fin de l’évangile de Matthieu ; explicit, comme disaient les ouvrages anciens, pour bien signifier que c’est terminé. Épilogue, dirait-on au terme d’une histoire d’aujourd’hui. Un final somme toute assez expéditif que celui de Matthieu, comme pressé d’en finir. En dix lignes, tout est assez vite bouclé : retour des apôtres en Galilée, quelques apparitions (qui n’empêchent pas le doute de travailler encore !), et les tout derniers mots de Jésus ressuscité. Mais quels mots ! Une demande d’abord, pour le grand large : sans frontière, de toutes les nations faites des disciples ! Telle une urgence qui sort tout droit de son cœur, la demande de ne pas garder pour eux ce qu’ils ont abondamment reçu. Gare à l’entre-soi ! Et une promesse surtout, bouleversante, point d’orgue de tout un évangile. Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Quel engagement tout de même ! Tous les jours ! Et jusqu’à la fin du monde ! Ont-ils bien entendu ? Entendons-nous bien nous-mêmes ? Plus émouvant encore que les mots mêmes du Christ, sa façon de les dire. Pas une parole proférée de loin, ni de haut : Jésus s’approcha d’eux et leur adressa cette parole. Dieu toujours s’approche, et parle de près ! À l’oreille. Tous les jours, jusqu’à la fin du monde, Jésus s’approche de chacun de nous, pour nous dire à l’oreille (au cœur en vérité) : je suis avec toi tous les jours jusqu’à la fin du monde. Certains, aujourd’hui encore, ont des doutes. L’histoire n’est donc pas totalement finie !
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