Paraboles

Mardi, 17ème Semaine du Temps Ordinaire

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 13, 36-43)

Comme son amour pour l’humanité, les paraboles débordent du cœur de Jésus : une, puis une autre, et encore une : comme si, par générosité, il ne pouvait s’arrêter, s’économiser sur les moyens de nous faire comprendre les secrets du Royaume. Comme si, jusqu’à l’épuisement, le Verbe de Dieu pouvait faire autre chose que nous révéler le dessein de Dieu, son projet fou de salut sur l’humanité : nous abreuver du secret de « ces choses cachées depuis les origines ». Choses cachées que Dieu, qui veut faire de nous ses amis, brûle de nous partager, qu’il ne retient plus de garder seulement pour lui. Comme une femme à l’accouchement, dans l’histoire humaine, la Révélation est à son terme.

Les paraboles ne sont donc pas seulement de bons apologues comme tous les sages les pratiquent, des petites fables efficaces qui visent à la transmission d’un message. Pour Jésus, elles sont plus qu’une stratégie pédagogique bien rôdée. Elles sont un don de soi, car ce qu’elles partagent en vérité, ce sont moins des préceptes que son propre mystère. C’est lui qui se donne dans les paraboles, et il s’y donne déjà comme il se donnera à la Croix, avec la même intensité, dans le même acte d’amour. Bien sûr, il faut garder l’intelligence en éveil pour comprendre une parabole. Les disciples le savent, qui réclament « une explication ». Mais il faut surtout, comme on ouvre sa porte, ouvrir son cœur à Celui qui s’y laisse deviner. Moins un sens à trouver, que le bouleversant mystère d’un Dieu à rencontrer.

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